Thomas SANKARA est mort ! Que retenir ?

vendredi 15 octobre 2010
par L’Afrique nouvelle génération
popularité : 4%
Partager

C’est donc encore le 15 octobre ! Comme d’habitude, on assistera à des discours de commémoration. On rendra hommage au Capitaine et on ne manquera pas de tirer sur ses assassins. Sans oublier qu’on reclamera justice pour Thomas SANKARA.

C’est la routine ! et à l’écoute des discours de Thomas on se galvanise, on crie oh quelle perte pour l’Afrique !!! Et après on se calme on reprend la routine.

Il faut que ça change.

A l’occasion des cinquantenaires des "indépendances" des pays africains, il est temps pour tout un chacun de faire sien les idées de Thomas SANKARA et cela sans passion.

Pour cela, nous vous invitons d’abord à écouter la dernière interview donnée par SANKARA à une journaliste allemande. Cette interview ressemble étrangement à un bilan de la révolution à un testament politique.

Dans cette interview, Thomas nous fait savoir qu’il a des regrets sur certaines actions de la Révolution. Cela est donc un appel à nous africains à dépassionner les choses et à agir de façon avertie pour le bonheur de l’Afrique.


Pour l’écouter :

http://www.thomassankara.net/spip.php?article921


Un vieux sage disait que ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire. Qu’ils soient mauvais ou bons, c’est leur version qui servira à l’histoire.

Nous pouvons nous réjouir aujourd’hui d’être victorieux car nous avons empêcher l’oubli de l’homme. Nous avons empêcher que l’histoire soit modifiée. Aujourd’hui au moins tout le monde sait que Thomas n’est pas décédé de "mort naturelle". C’est déjà une victoire sur l’histoire.

Mais après l’histoire, construisons l’avenir !

Les actions positives de Thomas SANKARA doivent servir aujourd’hui de base de programmes politiques pour les Hommes politiques africains, notamment les pays en voie de développement.

Le saviez-vous ? Thomas SANKARA avait réussit en deux ans à rendre le Burkina Faso auto-suffisant sur le plan alimentaire.

Aujourd’hui, malheureusement la situation a changé. Et nombreux sont les pays qui sont dans cette situation.

Le saviez-vous ? sous Thomas SANKARA le taux de scolarisation est passé de 16% à 32% en 4 ans.

A cet effet, le Professeur Claude WETTA dans une conférence publique a fait la comparaison suivante : entre 1960 et 1983, le taux de scolarisation est passé de 7% à 16%, soit en 23 ans. Presque de la même façon, de 1987 à 2010, ce taux est passé de 32% à 70%, soit à peu près le même score de 100% réalisé sous la révolution.

Le saviez-vous ? L’un des secrets du succès des actions de la Révolution sous Thomas était le volontarisme des acteurs.

A ce sujet, Abdoul Salam Kaboré, ancien Ministre sous la Révolution, témoigne en ces termes : « Nous avons travaillé en nous oubliant nous-mêmes. Nous allions avec le président Sankara à 4 heures du matin au poste de péage pour mesurer la souffrance des femmes transportant le bois de chauffe avant d’agir ».

On peut passer le temps à égrener le chapelet des actions positives, tellement elles sont nombreuses.

Il est vrai que la Révolution a causé du tort à plusieurs personnes, et il faut vraiment en être déçu. Aujourd’hui l’heure n’étant plus au passé mais au présent et à l’avenir, nous devons tirer le meilleur de ce passé.

Que chaque Africain de la nouvelle génération se lève et prenne ses responsabilités pour le développement de son pays et de l’Afrique. On n’a pas besoin d’être politicien pour agir pour le développement.

Il est donc temps, grand temps que chacun s’interroge s’il a fait et bien fait ce qu’il devait faire pour le développement et l’INDEPENDANCE de son pays de notre Afrique.

Ouék.

L’Afrique de la nouvelle génération


Lire aussi : Leçons des actions positives de Thomas SANKARA


Commentaires

jeudi 4 novembre 2010 à 10h12, par  justice pour sankara

POur signer il faut aller à l’adresse http://www.thomassankara.net/spip.p... et remplir un formulaire. ci dessous le texte et les soutiens

De nombreux témoignages, souvent en provenance d’anciens compagnons de Charles Taylor, mettent en cause Blaise Compaoré dans l’assassinat de Thomas Sankara, avec la complicité d’Houphouët Boigny, mais aussi de la France, de la CIA et d’autres personnalités africaines.

En avril 2006, le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, saisi par le Collectif Juridique de la Campagne internationale Justice pour Thomas Sankara (CIJS) au nom de la famille, donnait raison aux plaignants et, demandait à l’Etat burkinabé d’élucider l’assassinat de Thomas Sankara, de fournir à la famille les moyens d’une justice impartiale, de rectifier son certificat de décès, de prouver le lieu de son enterrement, de compenser la famille pour le traumatisme subi, et de divulguer publiquement la décision du comité.

Le 21 avril 2008, le comité des droits de l’homme de l’ONU, en contradiction totale avec la décision précédente a clos le dossier sans qu’une enquête n’ait été diligentée. Cette décision ne fait pas honneur à cette institution.

Au sein de la communauté internationale certains font mine de voir en Blaise Compaoré un homme de paix, lui qui pourtant est notoirement impliqué dans les conflits au Libéria, en Sierra Léone et dans des trafics d’armes et de diamants pour l’UNITA de Jonas Sawimbi alors sous embargo onusien, et plus récemment dans le conflit qui a déchiré la Côte d’Ivoire.

Cette même communauté internationale nous propose de nous apitoyer sur ce Continent pourtant si riche qu’est l’Afrique, tout en travaillant à perpétuer son assistance et sa soumission. En réalité, les vraies raisons des difficultés du continent sont à chercher dans les réseaux internationaux qui fomentent les guerres et les assassinats pour conserver leur mainmise sur les richesses du continent avec la complicité des pays occidentaux et de certains dirigeants africains.

Plus de 22 ans après son assassinat, Sankara, personnage historique, leader africain de premier plan, représente de plus en plus une référence, comme leader intègre, déterminé, créatif et courageux, précurseur de la lutte pour la défense de l’environnement et la révolution burkinabé est devenu un modèle de développement. Sankara a été assassiné parce qu’il dénonçait la dette odieuse et le diktat des puissances occidentales, mais aussi parce qu’il engageait une politique décidée dans son pays, orientée vers les besoins de son pays, pour la satisfaction des populations de son pays, tout en œuvrant pour le panafricanisme.

C’est pourquoi nous soutenons et appelons à soutenir les initiatives du collectif juridique du la CIJS qui inlassablement, depuis plus de 12 ans, intente, des actions juridiques aux côtés de la famille Sankara.

Nous demandons l’ouverture des archives des pays que les témoignages désignent comme impliqués à savoir principalement la France, les USA, mais aussi la Côte d’Ivoire, le Togo et la Libye.

Nous demandons que s’engage sans tarder, une enquête indépendante sur l’assassinat de Thomas Sankara. Ceci est un devoir pour la communauté internationale, un droit pour la famille Sankara, une exigence pour la jeunesse d’Afrique, une nécessité pour l’avenir de ce continent qui ne saurait se construire avec une histoire amputée de la vérité sur un des épisodes majeurs de la fin du 20eme siècle.

Nous appelons la jeunesse, les partis démocratiques, le mouvement social en Afrique et au-delà dans les pays du monde à continuer à se mobiliser pour que cette enquête fasse toute la lumière sur cet assassinat et pour que justice soit faite, ce qui serait un grand pas pour mettre fin à l’impunité en Afrique.

Les premiers soutiens :

Associations : CADTM, SURVIE, Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD-Mali), ATTAC Afrique, CEDETIM, Investig’action, Observatoire de la dette dans la Globalisation, Mouvement des Indigènes de la République, AFASPA, l’Etrange Rencontre, Mouvement des Sans Voix du Burkina, Mouvement des africains à Rome, Agir pour les droits de l’homme, Collectif Afrique de Lille, CETIM (Centre Europe - Tiers Monde), Mouvement de la Paix, Casa della sinistra Thomas Sankara, Forum Sinistra Europea Genova, Associazione Culturale Punto Rosso Genova, Circolo ARCI Thomas Sankara, Fratelli Dell’Uomo ong, Association « Carlo Giuliani », Bellaciao, Association d’aide et de protection des groupes vulnerables/Burkina Faso, Fifanampiana malagasy / Comité de solidarité de Madagascar, Comité de soutien à la Refondation Démocratique de la Bolivie, SOS démocratie aux Comores, Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) , Baraka

Partis : Burkina : UNIR/PS, FFS, PAI, GDP ; France : NPA, Les Verts, PCF, Parti de Gauche, les Alternatifs, PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) ; RND (Sénégal), Parti communiste du Québec, Partito della Rifondazione Comunista (Italie), MANIDEM (Cameroun), Parti SADI (Mali), Workers’ Party of Hungary 2006, Parti Communiste d’Espagne

Syndicats : Solidaires (France), Syndicat National des Agents des Douanes du Niger SNAD (Niger ), Intersindical Canaria

Personnalités : José Bové, Tiken Jah Fakoly, Eduardo Galeano (écrivain), Didier Awadi, Balufu Bakupa-Kanyinda, Cheick Fantamady Camara, Jean Ziegler, Alain Mabanckou (écrivain, prix Renaudot 2006), Didier Daeninckx (écrivain), Hama Arba Diallo, Benéwendé Sankara, Guy-Patrice Lumumba, Tidiane N’Diaye, Blandine Sankara, Puis Njawé directeur du Messager (Cameroun), Cheikh Oumar Cissoko, Maurice Freund (Directeur de Point Afrique), Gilles Lemaire, Sams’K Le Jah (musicien), Robin Shuffield (cinéaste), Smockey (musicien), Eric Toussaint, Barry Aminata Touré, Fidel Toe (ancien ministre du Burkina), Brice Makosso (« Publiez Ce Que Vous Payez »), Enrico Dagnino (photojournaliste), Bruce Clark (artiste peintre), Gustave Massiah, Mohamed Challouf (cinéaste), Alain Lipietz, Abdoulaye Diallo (cinéaste), Rémi Rivière (Directeur de publication de Pays Basque Info), Moussa Demba Dembele, Michel Collon, Camille de Vitry (documentariste), Houria Bouteldja, Francine Bavay (Vice Présidente Verte du Conseil Régional d’Ile de France), Nicole Kiil-Nielsen (députée européene, Antonio Lozano (écrivain), Jacques Jouet (écrivain), Joël Vernet (écrivain), Christophe Baroni (écrivain, psychanalyste), Comi Toulabor (chercheur), David Gakunzi, Dia Thierno Ibrahima (universitaire), Pollmann Christopher (universitaire), Aziz Fall, Gisèle Rabesahala (ancienne ministre malgache de la Culture), Boswa Isekombe Sylvere (President du Reseau international pour les 5 cubains Afrique), Thomas Coutrot, Bernard Dreano, Silvestro Montanaro (Journaliste), Sabina Guzzanti (Realisatrice, Actrice), Luigi De Magistris (Député européen)...

contacts : contactjusticepoursankara (at) gmail.com ; Solidaires/ CADTM Pointe-Noire, Congo Brazaville, jlemvo (at) yahoo.fr et solasso (at) yahoo.fr ; Comité Sankara, España, alozano956 (at) hotmail.com ; Collectif Sankara Ile de France, France, collectifthomsank (at) gmail.com ; Comité Sankara de Montpellier, France, comitesankara (at) yahoo.fr ; Comitato Italiano SankaraXX, Italie, sankara.italia (at) gmail.com ; Sankara Tribute (Washington), USA, Sankaratribute (at) yahoo.com ; Groupe Thomas Sankara de Liège, Belgique, pauline (at) cadtm.org ; GRILA, Groupe de recherche et d’initiatives pour la libération de l’Afrique, Canada, admin (at) grila.org ; ATTAC Togo, Togo, attactogo (at) yahoo.fr ; Arbeitskreis Panafrikanismus München (AKPM), Allemagne, sekretariat (at) panafrikanismusforum.net ; RAID ATTAC Tunisie, Tunisie, fatcham (at) yahoo.fr ; FNDP (forum national sur la dette et la pauvreté), Côte d’Ivoire, fndp11 (at) yahoo.fr ; RNDD ( Réseau National Dette et Développement), Niger, rnddniger (at) gmail.com ; Club Sankara du Sud-Ouest, Burkina, sanksudouest (at) yahoo.fr Solidaires/ CADTM Pointe-Noire, Congo Brazaville, jlemvo (at) yahoo.fr et solasso (at) yahoo.fr, CETIM (Centre Europe Tiers Monde), Suisse, cetim (at) bluewin.ch

vendredi 15 octobre 2010 à 22h20, par  Grila

23 ème commémoration de la mort de Thomas Sankara et initiative de la Campagne internationale Justice pour Sankara

  Ce 15 Octobre 2010 marque la 23ème commémoration de l’assassinat de Thomas Sankara premier président du Burkina Faso.   Le peuple du Burkina, la population africaine et la communauté internationale attendent toujours de savoir les circonstances de cet assassinat et leur responsable. L’assassinat de Sankara, en compagnie d’une dizaine de ses camarades, et la série de crimes politiques qui ont suivi ont clos de façon sanglante une des dernières expériences révolutionnaires en Afrique. Mais l’impunité érigée en système au Burkina a été ébranlée par 13 années de la CIJS campagne Internationale Justice pour Sankara. On se souvient qu’après avoir épuisé tous les recours juridique au Burkina, son collectif juridique avait porté l’affaire au comité des droits de l’Homme de l’ONU. Ce dernier avait crée un précédent en Afrique et au sein de l’ONU en reconnaissant les violations de l’État parti :   « le refus de mener une enquête sur la mort de Thomas Sankara, la non-reconnaissance officielle du lieu de sa dépouille, et la non-rectification de l’acte de décès constituent un traitement inhumain à l’égard de Mme Sankara et ses fils, contraire a l’article 7 du Pacte. Par. 12.2 La famille de Thomas Sankara a le droit de connaître les circonstances de sa mort (…) Le Comité considère que le refus de mener une enquête sur la mort de Thomas Sankara, la non-reconnaissance officielle du lieu de sa dépouille, et la non-rectification de l’acte de décès constituent un traitement inhumain à l’égard de Mme Sankara et ses fils..) »    Mais le comité des droits de l’Homme ne retenait pas expressément le droit d’enquête et n’exigea qu’une compensation et une reconnaissance du lieu de sépulture. Paradoxalement le Burkina n’a apporté aucune preuve pour justifier le lieu de sépulture. La somme offerte en indemnisation à la famille totalisait 43 445 000 Francs CFA, soit 66 231,475 Euros, ou 65 000$. Certains des experts ont estimé que cette somme était plus généreuse (soit 650 000 $ - 434 450 000 FCFA) et que l’État partie faisait montre de beaucoup d’effort en biffant le mot « naturelle » de l’odieux certificat de décès, qui prétendait qu’il était décédé de mort naturel. Malgré la rectification du chiffre par les avocats et l’évidence que le pèlerinage des Sankaristes au cimetière devant des tombes présumées ne pouvait servir de preuve, le comité des droits de l’Homme a déclaré être satisfait en avril 2008 « aux fins du suivi de ses constatations et –qu’il- n’a pas l’intention d’examiner cette question plus en avant au titre de la procédure de suivi ».   La CIJS poursuit néanmoins sa lutte contre l’impunité d‘autant plus que le Burkina a continué à accumuler d’autres violations, passibles de poursuites, tandis que de nouvelles révélations de protagonistes de ces sinistres événements auraient dû l’amener à ouvrir une enquête ou à tout le moins à enfin officiellement donner sa version des faits. Voir :  http://www.grila.org/15_octobre_200...

La CIJS prenant au mot la décision onusienne a demandé aux autorités de prouver que le caveau présumé de Sankara est bien le sien. Le 15 Octobre 2009 le Collectif juridique de la CIJS[1] <#_ftn1> , a déposé une requête pour assignation ainsi qu’ une ordonnance pour un relevé des empreintes génétiques du corps présumé de la sépulture, érigée par le gouvernement du Burkina Faso, devant être comparées avec celles prélevées aux deux enfants Sankara. Un an plus tard, jour pour jour, au mépris du droit, les autorités n’ont donné aucune suite à cette requête. À Ouagadougou, ce 15 Octobre à 9h40 la CIJS réitère plus fermement sa demande et a requis une assignation à date fixe. La rencontre a été exigée auprès du tribunal de grande instance par Me Nzeppa, Farama et Sankara pour le 10 novembre 2010 à 8h et voici quelques extraits de la dite requête :

« Attendu que par Communication en date du 05 avril 2006 (CCPR/86/1159/2003), le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies a mentionné au Point 14 qu’ « en vertu du paragraphe 3a) de l’article 2 du pacte, l’Etat partie est tenu d’assurer un recours utile et effectif à Mme SANKARA et ses fils consistant notamment en une reconnaissance officielle du lieu de sépulture de Thomas SANKARA, et une indemnisation pour l’angoisse que la famille a subie ». Que dans son mémorandum sur les mesures de mise en œuvre des recommandations du Comite des Droits de l’Homme, le gouvernement du Faso a indiqué avoir pris ou compte prendre un certain nombre de mesures.   Que concernant plus précisément la sépulture dont s’agit, « la tombe de Thomas SANKARA est de notoriété publique au Burkina Faso. Elle est vénérée, chaque année, à l’occasion de la commémoration du décès du Président SANKARA. La famille SANKARA connaît pour le moins bien la tombe de Thomas SANKARA…   … Le gouvernement est prêt à indiquer officiellement à Mariam SANKARA et à ses enfants la tombe de Thomas SANKARA qui se trouve au sein du cimetière de Dagnoen, au secteur 29 de Ouagadougou… » (II. 2.1). Que Mme veuve SANKARA et ses enfants veulent donc avoir la certitude que le corps se trouvant dans la sépulture qui a été érigée par l’Etat du Faso est bien celui de Thomas SANKARA.   C’est la raison pour laquelle les requérants sollicitent une mesure d’expertise par la méthode des empreintes génétiques, celles du corps se trouvant dans la sépulture érigée par le gouvernement du Burkina Faso devant être comparée avec celles d’un ou des deux enfants de Thomas SANKARA, demandeurs à la présente ».

Dans une note de remerciement à la CIJS, au GRILA et aux avocats Mariam Sankara veuve de Thomas Sankara déclare :   « Chers amis du GRILA, 23 ans de lutte contre l’impunité, 23 ans que vous portez haut et fort le flambeau du sankarisme, 23 ans pendant lesquels inlassablement vous avez contribué à ce que Thomas Sanakara et ses compagnons lâchement abattus non seulement ne tombent pas dans l’oubli, mais que justice leur soit rendue et que la lumière soit faite sur ces événements du 15 Octobre 1987. La famille Sankara, mes enfants et moi même vous sont et vous seront éternellement reconnaissants. Selon un proverbe Africain :’’ la chèvre dit comment remercier le Dieu de la brousse comme si demain je ne reviendrai pas brouter l’herbe de ses champs ‘’ autrement dit je ne saurai jamais vous remercier car je sais que vous serez toujours à mes côtés ».

La veuve Sankara dans un autre message adressé aux Sankaristes les enjoints à « continuer leur mobilisation contre l’impunité dont bénéficient les assassins et commanditaires et à unir leur force aux côtés du peuple burkinabé pour que par leur vote un véritable changement puisse se produire ». Le message intégral est posté sur le site Thomassankara à http://thomassankara.net/spip.php?a... sur lequel figure aussi une très encourageante pétition de ses animateurs qui engrangent des milliers de signatures appelant à poursuivre la mobilisation pour la justice pour Sankara http://www.thomassankara.net/spip.p....

- 30-

 [1] Collectif Juridique de la CIJS : Me Nargess Tavassolian ; Me Aissata Tall Sall ;Me Jean Abessolo ; Me Catherine Gauvreau ; Me Charles Roach ; Me Dieudonné Nkounkou ; Me ’Gaston Gramajo ;Me Ferdinand Djammen Nzeppa ; Me John Philpot Me Vincent Valai ; Me Neda Esmailzadeh ; Me Patricia Harewood ; Cabinet Sankara ; Me William Sloan

    S'inscrire à la newsletter
  • Liste de diffusion


Signer le livre d'or
Signer le livre d'or du site L'Afrique de la nouvelle génération