Éric Mc un rappeur du Togo engagé

Fondateur du mouvement hip hop au Togo et artiste engagé, Éric Mc rappeur du Togo dénonce d’une voix forte depuis près de trente ans les injustices que subit le peuple togolais et la corruption qui gangrène les régimes en place. Retour sur une carrière d’exception.

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Biographie

C’est à Aného, centre spirituel du peuple Guin-Mina, qu’est né Éric Mc, de son vrai nom Ayaovi Éric Mensah. En 1990, il crée la première école de rap au Togo, The King Sound Studio, à l’origine du mouvement hip hop. En 1992, il se fait connaître en première partie du concert que Mc Solaar donne au CCF de Lomé. Àla fin de l’année 1993, il participe au second album du Groupe ivoirien R.A.S., et fonde, un an après, son propre groupe. Artiste désormais reconnu, il participe à la tournée du Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS) et enregistre, à cette occasion, son premier single « Love me, blague me ». Un single engagé qui nous interpelle sur le fléau du sida. L’année 1997 le voit participer de manière active à l’organisation du premier festival togolais de hip-hop. Perfectionniste et conscient qu’il lui faut toujours travailler plus son propre style musical, Éric Mc choisit de se retirer durant plusieurs années de la scène musicale, afin de préparer avec exigence la maquette de son premier album. Cette retraite studieuse portera ses fruits : en 2002, l’artiste peut offrir six titres spécialement destinés aux radios, dont un maxi single intitulé « Environnemental’ment Vôtre », qui se classent pendant des semaines en tête des hit-parades des radios de Lomé. Face au succès, Éric Mc, de retour d’Europe, produit son premier album intitulé Adjamofo. En prise avec une actualité brûlante, l’album évoque le sida, la question politique en Afrique et celle de l’environnement. 2003 est une année faste : nominé au Hip Hop Awards du Togo, Adjamofo est élu « meilleur album hip-hop » et  « meilleur tube hip-hop » de l’année. Janvier 2005 voit la sortie du second album d’Eric MC intitulé Mimbo-Mofo. Il comporte 10 titres dont « L’Amour en feat » enregistré avec Wedy, star togolaise du Soul R&B. Mimbo-Mofo traite de nombreux sujets : alcoolisme de la jeunesse, corruption du régime politique, stigmatisation dont sont victimes les personnes atteintes du sida. Un mois après sa sortie, l’artiste part pour une grande tournée européenne. À son retour, il est taxé de « tribaliste » à cause de quelques passages mal traduits des morceaux comme « Gangsta » ou « Rap Biz » : s’en suit un exil forcé de deux ans au cours duquel Éric Mc va sillonner l’Europe, entrer en studio et faire de la scène.

Un artiste à la parole forte

C’est en 2007 que le musicien rentre au Togo et annonce son grand retour sur scène. En juin 2008, il organise une conférence de presse pour régler définitivement le différend qui l’opposait depuis cinq ans aux organisateurs du Hip Hop Awards Togo. En décembre 2008, à l’occasion d’un jeu-concours sur le Wap Net, Éric Mc est élu meilleur artiste hip hop de la décennie. En juin 2010, il lance son troisième album, Toi, l’Exilé, mélange de hip-hop et de reggae qui retrace son séjour en Europe, et dont les thèmes sont puisés au plus près de son expérience de l’exil : réalités de l’immigration clandestine, discriminations vécues, racisme au quotidien. Mais c’est aussi et d’abord dans son pays même que l’artiste dénonce les maux qui rongent la jeunesse et les corruptions du régime en place. Dès 2010, il crée le Morato (Mouvement des rastas du Togo) et le Motocil (Mouvement Togolais pour le Citoyen Indépendant et Libre). En 2015, Eric Mc sort un double album engagé Sauvons le Togo et Libérez Pascal Bodjona En 2017, il initie, avec Ras Ly, le Mouvement des artistes engagés pour le Togo (MAET), mouvement au nom duquel il parle aujourd’hui, à côté des syndicalistes et des opposants de la société civile. Et sort un single qui reçoit un grand écho : « Faure Gnassingbé featuring Éric Mc ». Que demande-t-il au président Gnassingbé dans ce dialogue frontal ? De ramener la constitution de 1992, de libérer les prisonniers politiques et d’accorder le droit de vote à la diaspora.

Si Éric Mc est le plus connu des rappeurs togolais et le plus aimé du public, c’est non seulement pour son engagement de trente ans, mais encore pour sa connaissance approfondie des racines de la culture togolaise : il est, ainsi, l’auteur de la chanson la plus aboutie en langue mina intitulée « Schoolvi ».


Une évolution économique difficile pour le Togo

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Retour sur la carrière de Éric Akoto au Togo

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Eric Stocker le maître laquier du Cambodge

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Quelle que soit l’influence culturelle, le métier de laqueur s’inscrit dans un domaine d’artisanat aux techniques rigoureuses. Le procédé consiste à appliquer de la laque sur un support apprêté raconte Eric Stocker laquier au Cambodge. Il peut s’agir de bijoux, de vaisselles, d’objets ornementaux, de mobilier ou encore d’architecture et de décors intérieurs. Issue d’une tradition asiatique vieille de 9 000 ans, cette méthode se rapproche du vernissage moderne.  En plus de la pose, le maître laqueur ponce et lustre ses pièces afin de parfaire son œuvre et ainsi lui donner son rendu final. Le savoir-faire et l’expérience sont deux éléments fondamentaux qui, depuis le XXe siècle, ont tendance à se perdre.

Éric Stocker, un maître laquier passionné par son métier

L’atelier des frères Stocker gagne rapidement ses lettres de noblesse et touche la sphère internationale. Des architectes d’intérieur aux designers, sans oublier les grandes chaînes hôtelières, les commandes affluent des quatre coins du globe. Les techniques de dorure et de laquage constituent la majeure partie de son activité. Toutefois, Éric Stocker est en constante recherche d’innovation. Conjuguer les traditions à une approche contemporaine. Il joue sur les textures et expérimente de nouvelles méthodes à partir de coquilles d’œuf incrustées, ainsi que de marqueterie de paille. A noter que les pièces décoratives et les créations originales sont en vente dans les boutiques d’hôtels de luxe et dans l’atelier lui-même.

Quels débouchés et visions du métier de laqueur pour l’avenir ?

Le travail d’Éric Stocker, maître laquier du Cambodge, démontre qu’il est possible de rebâtir une filière sur la base de la volonté et de la mobilisation des populations locales. Avec une formation comprise entre trois et dix ans, le métier est exigeant. Il n’en demeure pas moins passionnant et vecteur d’emplois pour des pays en voie de développement. En l’espace de vingt ans, l’homme semble avoir concrétisé ses ambitions. Toutefois, il entreprend de nombreux autres projets, comme la création d’un conservatoire botanique pour protéger les arbres à laque. Il souhaite également mettre en place des formations diplômantes à l’échelle internationale pour une reconnaissance officielle des compétences et du savoir-faire transmis. Deux objectifs en mesure de préserver et faire perdurer son travail.


Philippe Duval présente l’exposition «Cambodge un pays à découvrir »

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L’artiste de la couture au Cambodge : Éric Raisina

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Philippe Duval présente l’exposition « Cambodge un pays à découvrir »

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Le Cambodge est un pays d’Asie du sud-est au patrimoine particulièrement riche. Et c’est d’ailleurs pour cela que le journaliste Phillipe Duval a choisi le Cambodge comme pays pour exercer son métier. Le site le plus visité est sans conteste celui d’Angkor, véritable joyau de l’architecture khmère. Si le Cambodge reste moins visité que d’autres pays d’Asie comme la Thaïlande, il attire cependant chaque année des millions de voyageurs, séduits par ses temples éblouissants, sa nature luxuriante, ses plages ainsi que son art de vivre. L’exposition « Cambodge, un pays à découvrir » rend hommage à cette destination en tout point exceptionnelle.

La culture cambodgienne

La culture locale est le reflet de la richesse de l’histoire du pays et l’on y discerne toutes sortes d’influences, aussi bien indiennes qu’européennes. Parmi les sites les plus impressionnants à visiter figurent les temples d’Angkor et de sa région. Du neuvième au quinzième siècle, Angkor fut en effet la capitale de l’empire khmer et compta à un moment près de 800 000 habitants. Ce site archéologique abrite l’un des ensembles religieux les plus complexes au monde, où les temples et les pagodes sont innombrables. Pour pleinement apprécier la beauté du lieu, il est capital de consacrer au moins deux jours à la découverte d’Angkor. Au fil des temples, vous pourrez admirer de somptueuses statues ainsi que des bas-reliefs abondamment sculptés, caractéristiques de l’art cambodgien. Si Angkor Vat est le temple le plus fréquenté du site, pensez aussi à visiter celui de Ta Prohm dont les sanctuaires ont été peu à peu envahis par la végétation. La vision des racines puissantes des arbres se frayant un passage à travers les parois sculptées est inoubliable.

« Cambodge, un pays à découvrir » à Montréjeau

La petite ville de Montréjeau, dans le département de la Haute-Garonne accueille du 2 au 29 avril 2019 une riche exposition de photographies prises par deux amoureux du voyage Daniel Fréhel et Marie-France Jolibois. Ces magnifiques clichés de voyage bénéficient d’un cadre d’exception puisqu’ils sont exposés au public dans l’Hôtel de Lassus, un magnifique hôtel particulier érigé au dix-huitième siècle et classé monument historique. Cette exposition gratuite et ouverte à tous est l’occasion de découvrir le Cambodge comme si vous y étiez. Les deux photographes se sont en effet attachés à immortaliser aussi bien les plus beaux sites du Cambodge que tous les détails de leurs aventures au bout du monde, des soirées à la belle étoile aux levers de soleil sur la mer en passant par toutes les spécialités locales qu’ils ont eu l’occasion de déguster.  Entre des photos dédiées à l’art cambodgien ou aux temples d’Angkor, on trouve donc des clichés de marchés, de bons petits plats ou encore de scènes insolites.

Véritable invitation au voyage et à la rêverie, l’exposition de l’Hôtel de Lassus dresse un portait personnel et passionnant du Cambodge et ne donne qu’une envie, réserver son billet d’avion pour découvrir à son tour ce pays magique et fascinant. 


La sélection des 5 temples à visiter au Cambodge par Eric

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Le Cambodge, un développement économique intéressant

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L’artiste de la couture au Cambodge : Éric Raisina

Certes, le Cambodge est connu avant tout pour ses temples, dont les plus mémorables sont ceux d’Angkor et de Siem Reap. Le journaliste au Cambodge, Philippe Duval déclare « la beauté architecturale des lieux trouve son écho dans celle de l’artisanat et de la confection ». On songe ici aux sculptures et statuettes, à l’argenterie, mais aussi au textile et même à la haute couture ! Un Malgache, Éric Raisina, est devenu le visage emblématique de cet art de la confection à la cambodgienne.

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Qui est Éric Raisina, ce designer fabuleux dont Yves Saint-Laurent et Christian Lacroix sont friands ? Cet artiste de la confection est né à Madagascar et, à l’origine, il se destinait plutôt à exercer ses talents dans le domaine de la gastronomie… Quelques études, rencontres et voyages plus tard, il découvre sa vocation à Paris, dans les quartiers du Marais et du Sentier : il sera designer. Diplômes en poche, il décide de découvrir l’Asie, une partie du monde qui depuis toujours l’attire car les racines du peuple malgache y plongent en partie. L’Extrême-Orient n’est-il pas, de plus, le lieu de naissance de la soie ? À Madagascar, cette fibre est riche de sens, à la fois social et religieux. Éric Raisina va en faire sa marque de fabrique, allant jusqu’à développer une fourrure de soie au brevet déposé. C’est le début du succès.

Succès qui se fonde sur un respect et un amour des matières les plus nobles et les plus authentiques. Éric Raisina a pris appui sur la tradition artisanale cambodgienne. L’utilisation de la soie dans ses œuvres en est emblématique. Lorsqu’il s’est rendu pour la première fois à Siem Reap, au Cambodge, il a effectué un stage au Centre National de la Soie, qui dépend de l’entreprise sociale Artisans d’Angkor. Celle-ci œuvre à faire renaître les savoir-faire anciens et la fabrication de la soie, de l’élevage du bombyx jusqu’au tissage, y a une place capitale. La peinture sur soie est un art précieux qui en dérive, parmi une foule d’autres artisanats qui sont revivifiés. La sculpture sur bois et sur pierre trouve son inspiration originelle dans les bas-reliefs des temples. L’art de la laque et celui de la dinanderie (façonnage du cuivre) refleurissent également.

Éric Raisina participe à ce renouveau des savoir-faire ancestraux. Formé à la manière du pays, selon les traditions, il privilégie et valorise les fibres naturelles, que ce soit le raphia transformé en dentelle, le sisal, le lin, le coton dont on fait les krama et bien entendu la soie. Les techniques traditionnelles de tissage, de teinture, de couture au Cambodge sont utilisées dans des créations qui se retrouvent ensuite dans sa boutique parisienne, sur les podiums du monde entier et dans les défilés des plus grands créateurs. Un ambassadeur de talent pour un artisanat qui a retrouvé ses lettres de noblesse.


Les 5 temples à absolument visiter au Cambodge.

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Abdoulaye Wade : Le parcours d’un Homme

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La sélection des 5 temples à visiter au Cambodge par Eric

Au sud de l’Asie s’étend l’un des plus beaux pays du monde, où s’épanouit une nature préservée, et où s’élancent vers le ciel des temples grandioses, patrimoine à la fois  religieux et culturel. Le Cambodge émerveille par la richesse de ses bijoux architecturaux. Temples-montagnes et temples galeries se partagent les terres cambodgiennes, et accueillent aujourd’hui les touristes du monde entier, venus admirer ces chefs d’œuvres. Dressés au sommet de pyramides à plusieurs étages, les temples-montagnes représentent la grandeur des divinités de la mythologie hindoue, qui observent les hommes, nous dévoile le rédacteur au Cambodge, Phillipe Duval. Pour les Khmers, à l’origine de ces constructions, le but était de se rapprocher de ces divinités. Les temples à galeries permettent quant à eux d’abriter des statues de dieux et déesses, parfois sculptés en or.

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Le temple le plus célèbre, et probablement le plus impressionnant, est celui d’Angkor Wat. Édifié au XIIème par Suryavarman, le temple est aujourd’hui un véritable joyau de l’architecture religieuse cambodgienne. Il apparaît même sur le drapeau national tant il symbolise la grandeur et la beauté du pays. Combinant temple-montagne et temple à galeries, il représente le mont Meru, qui héberge l’ensemble des dieux de la mythologie hindoue. Parmi les temples cambodgiens, il s’impose comme l’un des immanquables grâce à la précision de ses constructions ainsi qu’aux statues divine qu’il abrite. De loin, on remarque facilement ses cinq tours en forme de lotus, qui s’élancent jusqu’à 65 mètres de hauteur. Figure emblématique du patrimoine mondial de l’Unesco, Agkor Wat émerveille les visiteurs et accueille les religieux qui souhaitent s’y recueillir. 

Mais Angkor Wat n’est pas le seul temple à mériter l’attention des voyageurs. Les temples cambodgiens sont nombreux à susciter l’admiration. C’est le cas notamment d’Angkor Thom, immense cité fortifiée qui s’est érigée comme capitale de l’Empire Angkorien à la fin du XIIème siècle. Moins grandiose, mais tout aussi intéressant, le temple de Preah Khan n’a pas bénéficié des efforts de restauration des deux temples précédemment cités, mais c’est sûrement ce qui en fait aujourd’hui toute la beauté. Cet ancien édifice a été envahi par la végétation et présente des façades où court la mousse, des toits pris au piège par des racines d’arbres immenses, et des couloirs de pierres qui éveillent l’imagination. Mieux restauré, mais tout aussi imprégné par la nature environnante, le temple de Banteay Kdei propose des tours sculptées en forme de visages en excellent état, entourées de grands arbres verdoyants. Enfin, impossible de ne pas se rendre au temple de Banteay Samre, également édifié par les Khmers au XIIème siècle, mais qui prend l’apparence d’un temple thaïlandais.

L’ensemble de ces temples mérite toute l’attention des voyageurs en quête de beauté et de culture. Symboles d’un passé religieux très riche, les temples du Cambodge font partie des merveilles du monde qui ne peuvent laisser personne indifférent. Invitation au recueillement, tours et façades se prêtant parfaitement aux photographies, nature indissociable et omniprésente, chacun y trouve son bonheur.


Découverte d’un artiste de la couture au Cambodge

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Le Cambodge : avec un développement économique intéressant

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Retour sur la carrière de Éric Akoto au Togo

Le football est un des sports collectifs les plus joués au monde, si bien que beaucoup de pays comptent des dizaines de clubs. De nombreuses nations sont effectivement inscrites aux différentes fédérations internationales, relate Philippe Duval, journaliste expert du Togo. Cela leur permet de participer aux nombreuses compétitions qui ont lieu à une période donnée. Chaque équipe souhaite alors remporter le titre des meilleurs joueurs mondiaux ou continentaux. Les différents championnats africains ont ainsi permis à l’équipe de football du Togo de se démarquer. Celle-ci s’est constituée en 1972 et compte des joueurs talentueux comme Eric Akoto dans ses rangs.

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Rétrospective sur le foot au Togo

La Fédération togolaise de football décide de prospecter auprès des clubs nationaux et régionaux en vue de sélectionner les meilleurs joueurs. Les Togolais disputent déjà son premier match officiel en 1956 contre le Ghana dans le stade togolais avec un score de 1 partout alors que le pays est encore sous occupation française. Après son indépendance, il constitue son équipe nationale en 1972. Cette étape cruciale lui permet de participer aux éliminatoires de la Coupe du monde 1974 où elle est évincée par le Zaïre au premier tour. Jusqu’en 1996, elle ne participe qu’à deux Coupes d’Afrique des Nations, celles de 1972 et de 1984. Lors de sa première participation, elle se fait éliminer par la Guinée au second tour. Néanmoins, la plus grande défaite de l’équipe de foot au Togo date de 1979 lors de sa rencontre avec le Maroc. Elle enregistre un score de 7 buts à 0, avec une victoire écrasante du Maroc. Lors de la Coupe du Monde de 1982, le Niger élimine le Togo au second tour. Le même scénario se répète au fil des championnats et des compétitions. L’équipe commence à développer des stratégies efficaces en 2000 où elle est éliminée aux portes de la qualification des quarts de tour. Sa persévérance lui permet de prendre sa revanche en 2006 en gagnant tous les matchs à domicile lors de la Coupe du Monde. Elle se voit l’occasion d’affronter la Corée du Sud, l’Allemagne ou encore la France. Depuis, l’équipe de football du Togo devient une des plus réputées en Afrique.

Présentation du joueur Akoto

Né à Accra au Ghana le 20 juillet 1980, Eric Akoto fait partie de l’équipe nationale du Togo. Lors de la sélection togolaise pour la Coupe du monde 2006 et les CAN de 2002 et 2006, il jouait en défense centrale. Son talent le démarque facilement des autres joueurs, lui permettant d’intégrer les clubs de nombreux pays. Il a déjà ainsi fait partie de celui d’Allemagne, Rot-Weiss Erfurt pendant la saison 2004-2005 ou encore celui de la Grèce, OFI Crète durant la saison 2008-2009. Au cours de sa carrière, il permet à plusieurs équipes de remporter la victoire. C’est le cas pour le club Grazer AK qui remporte la Supercoupe d’Autriche en 2000 et la Coupe d’Autriche en 2002. Il permet aussi à l’équipe Austria Vienne de devenir Champion d’Autriche en 2003. La même année, le club est vainqueur de la Supercoupe d’Autriche et de la Coupe d’Autriche.

L’équipe de Football du Togo s’est constituée en 1972 avec des joueurs motivés et talentueux. Cependant, elle est desservie par son manque d’expérience au niveau des compétitions et des championnats internationaux. Les efforts de ses joueurs finiront par porter leurs fruits, permettant à l’équipe togolaise d’être l’une des plus célèbres en Afrique.


Eric Stromeyer nouvel ambassadeur du Togo

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Une évolution économique difficile pour le Togo

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Eric Stromeyer nouvel ambassadeur du Togo

Avoir un ambassadeur dans un pays étranger constitue un des piliers d’une bonne entente entre les deux gouvernements. Il a effectivement des pouvoirs plénipotentiaires qui lui sont accordés par son pays d’origine, explique le journaliste au Togo, Philippe Duval. Sa mission principale consiste à préserver les relations diplomatiques avec les autorités locales. C’est dans un contexte économique difficile que Monsieur Eric William Stromayer, ambassadeurs américains, a pris ses fonctions au Togo. Ce diplomate de carrière appartient à la catégorie des ministres-conseils du Senior Foreign Service.

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Eric William Stromayer, un parcours d’exception

Eric Stromeyer nouvel ambassadeur du Togo a plus de 30 ans d’expérience en tant que diplomate international. Son expertise l’a amené à occuper différents postes dans plusieurs pays africains. Avant son installation dans la République togolaise, il était le Sous-secrétaire adjoint au Bureau des Affaires africaines qui est rattaché au département d’État. Le Soudan, l’Afrique de l’Est et le Soudan du Sud constituaient les principales zones dont il était en charge. Entre 1991 et 2017, il a été affecté à plusieurs hautes fonctions en Jordanie, en Hongrie, en Inde et en Haïti. Monsieur Stromayer travaillait à la Banque Mondiale de 1987 à 1988 avant d’être recruté par le département d’État. Concernant son cursus universitaire, le nouvel ambassadeur a obtenu la maîtrise de John Hopkins SAIS en 1986 et la licence de la Northewestern University en 1982. Au cours de sa carrière, son travail a été récompensé par différents prix décernés par le département d’État. Il faut aussi savoir que Monsieur Stromayer est polyglotte. Il parle couramment le français, le hongrois, l’italien, le créole haïtien, le wolof et l’espagnol.

Les relations politiques entre la France et le Togo

La France entretient des relations politiques privilégiées avec le Togo depuis de nombreuses décennies. En accord avec les termes du programme de l’Union européenne, elle a mis au point une stratégie visant à augmenter le nombre d’emplois. De ce fait, des rencontres bilatérales sont souvent organisées entre les deux nations. Le président togolais Gnassingbé figure ainsi parmi les participants à la marche républicaine qui s’est déroulée à Paris en janvier 2015. Il assiste également à la conférence de Paris traitant du changement climatique en décembre 2015. En ce qui concerne les relations économiques, la France constitue un des plus importants fournisseurs du Togo. Le pays importe effectivement une grande quantité de produits alimentaires, de médicaments, de boissons, de parfums, de véhicules, d’articles high-tech et d’engrais. Il faut savoir que les filiales françaises emploient plus 2 200 personnes au Togo en 2013, selon l’Insee. La bonne entente entre les deux pays transparaît aussi au niveau du secteur technique, scientifique et naturel. Entre 2014 et 2017, la France finance le développement au Togo à raison de 160 millions d’euros. L’Agence française du développement se préoccupe principalement de l’assainissement, de l’eau potable, de l’éducation, de l’énergie et de la formation professionnelle des étudiants ou des salariés. Quant à l’ambassade de France, elle verse des fonds de solidarité prioritaire sur la lutte contre la traite des êtres humains ou la réforme de l’enseignement supérieur.


Retour sur la carrière d’Eric Akoto

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La faillite en chaîne des télécentres

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Amadou Toumani Touré à RFI : « le plus important pour moi aujourd’hui ce n’est pas ma personne »

Le président malien, Amadou Toumani Touré, dont on était quasiment sans nouvelles depuis le coup d’Etat du 21 mars dernier, a accordé ce mercredi un entretien à RFI. Il affirme être au Mali, en bonne santé et libre. Et il appelle ses compatriotes à soutenir le plan de sortie de crise proposé par la Cédéao.

Amadou Toumani Touré : Je voudrais tout d’abord prononcer une petite déclaration : j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les conclusions à l’issue du sommet extraordinaire de la Cédéao, tenu mardi à Abidjan. Je souscris entièrement aux propositions faites par les chefs d’Etat pour une sortie de crise dans notre pays. Cela s’entend par le retour à l’ordre constitutionnel normal ce qui est cardinal. Et cela nous permettra certainement d’éviter toute aventure. Cela passe aussi par la remise en place des institutions de la République qui ont été démocratiquement élues par le peuple souverain du Mali. Le « cas ATT » est certainement le plus simple. A deux mois de la fin de mon mandat, je reste disponible et surtout compréhensif pour toute solution allant dans le sens de l’apaisement et de la sauvegarde de la démocratie malienne citée en exemple. Démocratie que, avec tant d’autres Maliens, tant d’autres démocrates, j’ai contribué à mettre en place. Je demande à mes compatriotes maliens et aux amis de notre pays de soutenir cette sortie de crise. Le Mali ne mérite pas du tout cette période de crise.

RFI : Monsieur le président, cela fait 7 jours que l’on est sans nouvelles de vous. Comment vous portez-vous ? Quel est votre état de santé ?

ATT : Je me porte très bien. La seule chose qui me manque c’est un peu de sport. Mais je me porte très bien et ma famille aussi.

RFI : Où vous trouvez-vous actuellement ? Etes-vous toujours en territoire malien ? A Bamako ou à l’intérieur du pays ?

ATT : Je suis à l’intérieur du Mali. Chez moi, au Mali.

RFI : Etes-vous détenu par les mutins ou libre de vos mouvements ?

ATT : Je ne suis pas détenu par les mutins. Je suis libre dans mon pays.

RFI : Mais vous n’êtes pas à Bamako ?

ATT : Je vous ai dit que j’étais au Mali, et la prochaine fois que nous nous verrons je vous dirai où j’étais pendant tout ce temps…

RFI : Comment voyez-vous cette décision de la Cédéao qui consiste à vous réinstaller dans vos fonctions de président de la République ?

ATT : Je dis que le plus important pour moi aujourd’hui ce n’est pas ma personne. Je suis à deux mois de la fin de mon mandat. Je pense que le plus important aujourd’hui, c’est, de manière consensuelle, avec l’ensemble de la classe politique malienne et l’ensemble des parties présentes, et l’ensemble des chefs d’Etat de la Cédéao, de ménager une sortie de crise. Je pense que le plus important aujourd’hui, ce n’est pas ATT, ce n’est pas les hommes, ce qui est important c’est la démocratie, c’est les institutions, et c’est le Mali.

RFI : Vous êtes donc prêt à partir ? A vous retirer ?

ATT : La question ne m’a pas encore été posée, mais sachez que, il y a 22 ans que je pense être utile à mon pays. 22 ans après, je suis là encore, face à cette crise. Et pour moi c’est le Mali d’abord et le Mali avant tout.

RFI : Est-ce que vous vous considérez toujours comme le président du Mali ?

ATT : Je ne veux pas rentrer dans cette polémique. Je me considère d’abord comme un citoyen malien, comme un démocrate. Aujourd’hui ce qui compte pour moi, ce n’est pas ma douleur, elle n’est rien. Mais ce qui me peine, c’est la situation dans laquelle je vois mon pays.

RFI : Une nouvelle Constitution vient d’être présentée par la junte qui se propose de ne pas se présenter aux prochaines élections. Cela vous semble-t-il recevable ?

ATT : Je pense que ce n’est vraiment pas à moi de décider. Les chefs d’Etat de la Cédéao viendront à Bamako, ils discuteront avec les uns et les autres, et c’est le plus important.

RFI : Revenons sur la journée du mercredi 21 mars. Comment êtes-vous parti du palais présidentiel ? Comment s’est passée cette journée pour vous ?

ATT : J’ai passé toute la journée sous les canons depuis pratiquement 16 heures. Canons de chars, canons de véhicules blindés, toutes sortes de tirs étaient concentrés sur mon bureau, sur mon domicile et sur ma famille. Et aux dires de certains, il ne reste plus rien, tout est calciné. Mais pour un vieux commando, il reste toujours un moyen de se tirer d’embarras et c’est ce que j’ai fait.

RFI : Mais avez-vous délibérément demandé à la garde présidentielle de ne pas répliquer, de ne pas combattre ?

ATT : En aucune manière je ne souhaiterais jamais que des soldats de l’armée malienne tirent sur d’autres soldats de l’armée malienne. Pour moi qui suis aussi soldat et officier de cette armée, vous pouvez imaginer que je n’aurais jamais souhaité des affrontements entre les forces armées uniquement pour protéger un homme. Le plus important aujourd’hui, c’est d’en appeler à l’unité, c’est d’en appeler à la cohésion pour faire face à tous les défis qui attendent le pays.

RFI : Etes-vous encore entourés de quelques fidèles ?

ATT : Je ne pourrais pas vous le dire. Vieux soldats, il y a quelques secrets militaires que je garde pour moi. Mais le plus important c’est que je me porte bien et que je suis en République du Mali.

RFI : Etes-vous favorable à une intervention militaire comme le suggère la Cédéao en cas de refus du plan de sortie de crise par les mutins ?

ATT : Je ne répondrai pas à une telle question. Je n’ai pas été contacté officiellement et je ne suis pas à l’aise pour répondre à des questions qui ne m’ont pas été posées.

Propos recueillis par Boniface Vignon

RFI


CEDEAO et le Mali

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La CEEAC et le CEDEAO

eric duval afrique

CEDEAO et Mali : dialogue d’abord, bruits de bottes ensuite

La CEDEAO somme la Junte de rétablir immédiatement l’ordre constitutionnel et lance une sévère mise en garde à la Rébellion Touarègue. Réunie à Abidjan le 27 mars, l’organisation régionale interviendra-t-elle militairement ?

Réunis à Abidjan le 27 mars pour un sommet extraordinaire consacré au Mali, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats e l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont condamné avec fermeté le renversement du président Amadou Toumani Touré. L’organisation régionale dénie toute forme de légitimité au Conseil national pour le redressement de la démocratie (CNRDR) mis en place au lendemain du putsch du 22 mars 2012. La tolérance zéro, qui fait partie des principes du protocole additionnel de l’organisation ouest-africaine a été rappelée avec force par les chefs d’Etat qui ont décidé de la suspension du Mali de toutes les instances décisionnelles avec effet immédiat.

Pour l’heure, le dialogue est privilégié. Une délégation de haut niveau conduite par le président ivoirien, Alassane Ouattara, président en exercice de la CEDEAO et Yayi Boni, président de l’Union Africaine, de Mamadou Issoufou du Niger, Goodlock Jonathan du Nigéria, de , Blaise Compaoré du Burkina, de Hélène Johnson serlef du Libéria et Bai Ernest Koroma de Siéra Léone sera dépêchée dans les 48 heures pour rencontrer les dirigeants de la junte.

Parallèlement à cette troïka de chef d’Etats, une mission de chef d’Etat major des armées du Nigeria, du Burkina, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Togo se rendra à Bamako pour rencontrer d’une part la junte puis, d’autre part, la rébellion touarègue. Objectif, évaluer la situation sur le terrain et lancer une sévère mise en garde à la rébellion Touarègue. L’option d’une intervention militaire est clairement évoquée en cas de non cessez le feu. La CEDEAO se dit prête à intervenir pour garantir l’intégrité territoriale du Mali. Le dossier est confié à Blaise Compaoré, désigné médiateur dans le conflit du nord malien. Le burkinabé conduira une mission de haut niveau dans la région en compagnie de son homologue du Niger, du Bénin, du Liberia et du Nigeria.

En outre, la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement a chargé le président de la commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, de transmettre à l’Union Africaine et au conseil de paix et de sécurité les décisions de la CEDEAO. Le dernier mot est revenu au président ivoirien, Alassane Ouattara, lequel a indiqué que la CEDEAO ne va pas oublier le Mali et rétablirait l’ordre constitutionnel au Mali, au besoin par la force. « La restauration de la démocratie et de l’ordre constitutionnel n’est pas négociable », estime Ouattara

Rodrigue Fénelon MASSALA, Abidjan

Les Afriques


La CEEAC plus indépendante que la CEDEAO ?

eric duval afrique

Rôle de la société civile dans l’exercice du contrôle citoyen

eric duval afrique

RCA-MALI : la CEEAC plus indépendante que la CEDEAO ?

D’une certaine façon, la crise qui secoue le Mali depuis un an et celle qui vient à peine de naître du côté de la Centrafrique sont identiques. Dans les deux cas, il s’agit en effet de groupes rebelles ayant pris des armes contre des autorités légales et légitimes.

Les islamistes occupant le nord-Mali ont bien entendu pour objectif d’étendre leur doctrine religieuse à l’ensemble du pays. Tandis que la coalition Séléka souhaite visiblement chasser le président François Bozizé. Mais de toute évidence, ce dernier est sauvé par l’intervention des forces militaires de la sous-région (FOMAC). Une force dont le déploiement progressif vient de stopper net la progression des rebelles. Qui se voient contraints de passer par les négociations dans la capitale Libreville. En un an, la CEDEAO n’aura pas obtenu un tel résultat, dans son rapport de force avec les islamistes terroristes qui dictent leur loi dans le nord du Mali. Trop dépendante de certaines puissances étrangères et soucieuse de recevoir l’aval de l’instance onusienne, la CEDEAO aura perdu tout le temps dans d’interminables atermoiements dont ont profité les islamistes.

Il faut cependant préciser que les 3 200 soldats devant composer la MICEMA sont de loin supérieurs aux quelques 700 éléments que requiert la sécurisation de la capitale centrafricaine. Du coup, on peut supposer que les ressources en hommes et en logistique que nécessite la reconquête du nord-Mali sont telles qu’il est logique que le soutien de certains partenaires soit acceptable. De même, la lutte contre des terroristes islamistes dans le vaste no man’s land qu’est le nord du Mali ne doit pas être aussi aisé que d’empêcher quelques rebelles voulant s’emparer de Bangui.

guerre au togo

Mais au-delà de ses spécificités, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) se sera montrée relativement indépendante. Elle n’aura pas attendu que le Conseil de sécurité ou quelque instance internationale du même genre donne son quitus. Dès que les dirigeants des pays de l’Afrique centrale ont estimé que leur homologue avait effectivement compris les revendications et qu’il était véritablement disposé à y faire face, ils ont décidé de voler au secours du général Bozizé. Décision immédiatement suivie d’effet, avec le déploiement effectif des soldats de certains pays.

L’effet de ce pragmatisme ne se fait pas attendre et se traduit par l’annonce des rebelles de la suspension de leur offensive en direction de Bangui et leur disponibilité à prendre part au dialogue politique à Libreville.

Il est encore trop tôt pour qu’on conclue que le conflit sera résolu. Par contre, il est évident que sans l’intervention prompte des soldats de la FOMAC, la Séléka serait probablement à l’heure qu’il est à Bangui.

Ce pragmatisme et cette indépendance auront cruellement manqué à la CEDEAO dans sa gestion de la crise malienne. Alassane Ouattara, Boni Yayi et Mahamadou Issouffou ont défendu becs et ongles la doctrine de l’intervention. Mais ils auront trop longtemps attendu l’appui de la France, des Etats-Unis, de l’Onu et d’autres partenaires extérieurs. De même, la CEDEAO a trop longtemps attendu le vote par le Conseil de sécurité d’une résolution autorisant le déploiement des troupes étrangères. Cela fait trop de temps perdu et dont ont profité les occupants du nord du Mali.

Alors qu’à l’image de la CEEAC, la CEDEAO en se montrant plus pragmatique aurait pu contraindre le monde entier à suivre la démarche. Malheureusement, la CEDEAO, au lieu de tenir la direction est restée à l’arrière. Attendant que d’autres ouvrent la marche. Et c’est pourquoi jusqu’aujourd’hui, les islamistes continuent d’y commettre les crimes les plus abominables et à perpétrer les violations les plus éhontées des droits humains.


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